Réponse courte : il n'existe pas de tarif unique. Le prix horaire d'un agent dépend surtout de l'horaire (nuit, dimanche, jour férié), de la durée de la mission, du profil demandé et des obligations légales de l'entreprise. À retenir : en 2026, le salaire minimum d'un agent est fixé par la convention collective et par les minimums cantonaux, avant les charges sociales, la formation, l'assurance et l'encadrement. Le prix que vous paierez est donc nettement plus élevé que ce salaire. Pour connaître le vrai prix de votre mission, le plus fiable reste de comparer plusieurs offres écrites établies sur le même besoin.
Ce que l'on paie vraiment quand on paie un agent
Un plancher fixé par la loi et la convention collective
La branche est couverte par la Convention collective de travail pour la branche des services de sécurité privés, conclue entre l'AESS et le syndicat Unia, et étendue par le Conseil fédéral. Selon le SECO, la déclaration de force obligatoire actuelle est valable jusqu'au 31.12.2026. Les arrêtés d'extension ont visé les employeurs d'au moins 10 employés.
Quelques repères publics :
- en Valais, le salaire horaire minimum d'un agent engagé à l'heure dépend de sa catégorie et de son ancienneté (voir Unia Valais) ;
- à Genève, un salaire minimum cantonal s'applique en plus de la convention ;
- la CCT prévoit une majoration de temps de 10 % pour le travail de nuit (23 h à 6 h), le dimanche et les jours fériés.
Lorsque l'entreprise passe par une agence de travail temporaire, c'est la CCT location de services qui s'applique. En principe, elle reprend les salaires minimaux de la branche lorsque la CCT de branche est étendue.
Ce qui s'ajoute au salaire
À ce salaire s'ajoutent les cotisations sociales (AVS/AI/APG, chômage, allocations familiales, assurance accidents, prévoyance professionnelle), les vacances, la formation, l'uniforme et le matériel, l'assurance responsabilité civile, la planification, les remplacements et la marge de l'entreprise. Retenez simplement qu'un prix horaire très proche du salaire minimum doit vous alerter : il ne peut pas couvrir tout cela.
Les facteurs qui font varier le prix
Nuit, dimanche et jours fériés
C'est un facteur très visible. Les heures de nuit, du dimanche et des jours fériés coûtent plus cher à l'entreprise, à cause de la majoration CCT et de la difficulté à trouver des agents disponibles. Attendez-vous à une ligne distincte ou à un tarif majoré pour ces créneaux.
Durée et régularité de la mission
Une mission ponctuelle de quelques heures coûte souvent plus cher à l'heure qu'un contrat régulier : l'entreprise doit couvrir un déplacement, un briefing et parfois une durée minimale facturée. À l'inverse, une surveillance récurrente (par exemple les rondes dans un immeuble géré par une régie) permet de mieux planifier, ce qui pèse sur le prix.
Le profil demandé
Un contrôle d'accès simple, une surveillance d'événement, une protection rapprochée ou une intervention sur alarme ne demandent pas le même niveau d'expérience. Plus le profil est spécialisé, plus le tarif monte.
Agent armé ou non
La plupart des missions se font sans arme. Une mission armée reste exceptionnelle : elle exige des autorisations particulières et un agent qualifié, ce qui en fait une prestation nettement plus chère. Le Concordat sur les entreprises de sécurité précise d'ailleurs que le port d'armes relève de la législation spéciale et que l'arme doit être portée de manière non apparente sur la voie publique.
Les autorisations cantonales (concordat CES)
Genève, Vaud, Valais, Fribourg, Neuchâtel et le Jura appliquent le Concordat sur les entreprises de sécurité (CES). Une entreprise doit détenir une autorisation d'exploiter, et chaque agent doit être autorisé avant d'être engagé. Le responsable doit avoir réussi un examen, et l'entreprise doit être assurée en responsabilité civile à hauteur d'au moins 5 millions de francs. Ces exigences ont un coût. Une offre anormalement basse peut cacher une entreprise qui ne les respecte pas.
Comment comparer des offres de sécurité privée
Décrire un seul et même besoin
Une comparaison n'a de sens que si toutes les entreprises répondent au même cahier des charges. Précisez :
- le type de prestation (surveillance, contrôle d'accès, rondes, événement) ;
- le lieu, les dates et les horaires exacts, nuits et week-ends compris ;
- le nombre d'agents et les tâches attendues ;
- les contraintes particulières (tenue, langues, matériel, rapport de fin de mission).
Lire les offres ligne par ligne
Vérifiez que chaque offre indique clairement :
- le tarif horaire de base et les majorations (nuit, dimanche, férié) ;
- une éventuelle durée minimale facturée ;
- les frais de déplacement ou de briefing ;
- la TVA ;
- les conditions d'annulation ;
- le numéro IDE de l'entreprise et son autorisation cantonale.
Comparer le coût total, pas seulement le prix horaire
Un tarif horaire plus bas avec une durée minimale de quatre heures et des frais de déplacement peut finir plus cher qu'un tarif un peu plus élevé, tout compris. Calculez toujours le montant total de votre mission.
Les pièges à éviter
- Le prix trop bas. Il ne couvre souvent pas le salaire minimum et les charges. C'est un signal d'alerte sur le respect de la CCT ou des autorisations.
- Les majorations oubliées. Une offre qui n'en parle pas peut réserver une surprise à la facture d'une soirée qui se termine après 23 h.
- L'entreprise non autorisée. Demandez son autorisation cantonale.
- Le devis oral. Exigez une offre écrite, datée, avec le détail des postes.
- Une seule offre. Sans point de comparaison, impossible de savoir si le prix est juste.
Recevoir plusieurs offres sans y passer des heures
C'est précisément le rôle de ShieldOne Services. Vous décrivez votre besoin une seule fois. Nous relisons la demande, puis nous la transmettons à des entreprises de sécurité que nous avons validées. Vous comparez ensuite les offres reçues, chacune avec son prix, avant de choisir.
- C'est gratuit et sans engagement pour vous.
- Vous restez anonyme jusqu'à ce que vous choisissiez une offre : vos coordonnées ne sont pas transmises aux entreprises avant.
- Nous ne prélevons aucune commission aux entreprises : le prix affiché est celui de l'entreprise.
Vous organisez un événement ? Consultez aussi notre page dédiée à l'agent de sécurité pour événement.
FAQ
Quel est le salaire minimum d'un agent de sécurité en Suisse romande en 2026 ?
Il dépend du canton et de la catégorie d'engagement. À titre d'exemple, un agent engagé à l'heure en Valais relève d'un minimum fixé par catégorie et par année, et Genève applique son propre salaire minimum cantonal. Le prix facturé au client est plus élevé, car il couvre aussi les charges et les frais de l'entreprise.
Pourquoi une heure de nuit coûte-t-elle plus cher ?
La CCT de la branche accorde une majoration de temps de 10 % pour le travail de nuit (23 h à 6 h), du dimanche et des jours fériés. Ces créneaux sont aussi plus difficiles à couvrir.
Comment vérifier qu'une entreprise de sécurité est autorisée ?
Demandez-lui son autorisation d'exploiter délivrée par le canton, en application du concordat CES, et son numéro IDE. Sur ShieldOne Services, chaque entreprise est validée par notre équipe avant d'accéder aux demandes.
Est-ce que ShieldOne Services me coûte quelque chose ?
Non. Déposer une demande et comparer les offres est gratuit et sans engagement. Vous ne payez que la prestation de l'entreprise que vous choisissez, au prix indiqué dans son offre.
Sources
- SECO, CCT étendue de la branche des services de sécurité privés (validité de la DFO jusqu'au 31.12.2026) : https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Arbeit/Personenfreizugigkeit_Arbeitsbeziehungen/Gesamtarbeitsvertraege_Normalarbeitsvertraege/Gesamtarbeitsvertraege_Bund/Allgemeinverbindlich_erklaerte_Gesamtarbeitsvertraege/Private_Sicherheitsdienstleistungsbranche.html
- Syna, texte de la CCT pour la branche des services de sécurité privés (catégories, majoration de 10 %, seuil de 10 employés de la DFO 2020) : https://syna.ch/images/GAV/GAV_VSSU_2020_F.pdf
- Unia Valais, « Travailler en Valais 2026 – branche de la sécurité » : https://valais.unia.ch/fileadmin/valais/Travailler_en_Valais_2026/branche_de_la_s%C3%A9curit%C3%A9.pdf
- État de Genève, « Le salaire minimum genevois 2026 s'établira à 24.59 fr. de l'heure » : https://www.ge.ch/actualite/salaire-minimum-genevois-2026-etablira-2459-fr-heure-1-10-2025
- Concordat sur les entreprises de sécurité (CES), RSG I 2 14 : https://silgeneve.ch/legis/program/books/rsg/htm/rsg_i2_14.htm
