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Guide · Genève, Vaud, Valais

Combien coûte un agent de sécurité privée en Suisse romande en 2026 ?

Nuit, dimanche, durée de la mission, profil, autorisations cantonales : ce qui fait réellement le prix d'un agent, et comment comparer les offres sans mauvaise surprise.

  • Publié le
  • Lecture : 8 min
  • Par l'équipe ShieldOne
Illustration : entrée d'un immeuble genevois éclairée de nuit, une silhouette de gardien stylisée vue de dos devant la porte.

Réponse courte

Il n'existe pas de tarif unique. Le prix horaire d'un agent dépend surtout de l'horaire (nuit, dimanche, jour férié), de la durée de la mission, du profil demandé et des obligations légales de l'entreprise.

Une chose est sûre : en 2026, le salaire minimum d'un agent dépasse déjà 24 CHF brut de l'heure à Genève et en Valais, avant les charges sociales, la formation, l'assurance et l'encadrement. Le prix que vous paierez est donc nettement plus élevé que ce salaire. Pour connaître le vrai prix de votre mission, le plus fiable reste de comparer plusieurs offres écrites établies sur le même besoin.

Ce que l'on paie vraiment quand on paie un agent

Un plancher fixé par la loi et la convention collective

La branche est couverte par la Convention collective de travail pour la branche des services de sécurité privés, conclue entre l'AESS et le syndicat Unia, et étendue par le Conseil fédéral. Selon le SECO, la déclaration de force obligatoire actuelle est valable jusqu'au 31.12.2026. Les arrêtés d'extension ont visé les employeurs d'au moins 10 employés.

Quelques repères publics
RepèreValeur 2026Source
Valais : salaire horaire minimum d'un agent de surveillance engagé à l'heure (catégorie C), première année 24.15 CHF Unia Valais
Genève : salaire minimum cantonal 24.59 CHF de l'heure État de Genève
Travail de nuit (23 h à 6 h), dimanche et jours fériés Majoration de temps de 10 % CCT de la branche

Lorsque l'entreprise passe par une agence de travail temporaire, c'est la CCT location de services qui s'applique. En principe, elle reprend les salaires minimaux de la branche lorsque la CCT de branche est étendue.

Ce qui s'ajoute au salaire

À ce salaire s'ajoutent les cotisations sociales (AVS, assurance invalidité, APG, chômage, allocations familiales, assurance accidents, prévoyance professionnelle), les vacances, la formation, l'uniforme et le matériel, l'assurance responsabilité civile, la planification, les remplacements et la marge de l'entreprise.

Infographie en trois colonnes qui montent : 1, le salaire minimum CCT ou cantonal, qui fixe le plancher légal ; 2, les charges sociales (AVS, assurance invalidité, APG, chômage, allocations familiales, accidents, LPP) ; 3, les coûts de l'entreprise (vacances, formation, uniforme et matériel, assurance RC, planification, remplacements, marge). Ensemble, ils forment le tarif horaire facturé.
Du salaire au prix facturé : chaque heure d'agent couvre bien plus que son salaire. Schéma illustratif, sans échelle ni montant.

Retenez simplement qu'un prix horaire très proche du salaire minimum doit vous alerter : il ne peut pas couvrir tout cela.

Les facteurs qui font varier le prix

Nuit, dimanche et jours fériés

C'est le facteur le plus visible. Les heures de nuit, du dimanche et des jours fériés coûtent plus cher à l'entreprise, à cause de la majoration CCT et de la difficulté à trouver des agents disponibles. Attendez-vous à une ligne distincte ou à un tarif majoré pour ces créneaux.

Durée et régularité de la mission

Une mission ponctuelle de quelques heures coûte souvent plus cher à l'heure qu'un contrat régulier : l'entreprise doit couvrir un déplacement, un briefing et parfois une durée minimale facturée. À l'inverse, une surveillance récurrente (par exemple les rondes dans un immeuble géré par une régie) permet de mieux planifier, ce qui pèse sur le prix.

Le profil demandé

Un contrôle d'accès simple, une surveillance d'événement, une protection rapprochée ou une intervention sur alarme ne demandent pas le même niveau d'expérience. Plus le profil est spécialisé, plus le tarif monte.

Agent armé ou non

La très grande majorité des missions se font sans arme. Une mission armée reste exceptionnelle : elle exige des autorisations particulières et un agent qualifié, ce qui en fait une prestation nettement plus chère. Le Concordat sur les entreprises de sécurité précise d'ailleurs que le port d'armes relève de la législation spéciale et que l'arme doit être portée de manière non apparente sur la voie publique.

Les autorisations cantonales (concordat CES)

Genève, Vaud, Valais, Fribourg, Neuchâtel et le Jura appliquent le Concordat sur les entreprises de sécurité (CES). Une entreprise doit détenir une autorisation d'exploiter, et chaque agent doit être autorisé avant d'être engagé. Le responsable doit avoir réussi un examen, et l'entreprise doit être assurée en responsabilité civile à hauteur d'au moins 5 millions de francs. Ces exigences ont un coût. Une offre anormalement basse peut cacher une entreprise qui ne les respecte pas.

Comment comparer des offres de sécurité privée

Décrire un seul et même besoin

Une comparaison n'a de sens que si toutes les entreprises répondent au même cahier des charges. Précisez :

  1. le type de prestation (surveillance, contrôle d'accès, rondes, événement) ;
  2. le lieu, les dates et les horaires exacts, nuits et week-ends compris ;
  3. le nombre d'agents et les tâches attendues ;
  4. les contraintes particulières (tenue, langues, matériel, rapport de fin de mission).

Lire les offres ligne par ligne

Vérifiez que chaque offre indique clairement :

  • le tarif horaire de base et les majorations (nuit, dimanche, férié) ;
  • une éventuelle durée minimale facturée ;
  • les frais de déplacement ou de briefing ;
  • la TVA ;
  • les conditions d'annulation ;
  • le numéro IDE de l'entreprise et son autorisation cantonale.

Comparer le coût total, pas seulement le prix horaire

Un tarif horaire plus bas avec une durée minimale de quatre heures et des frais de déplacement peut finir plus cher qu'un tarif un peu plus élevé, tout compris. Calculez toujours le montant total de votre mission.

Graphique comparatif de deux offres : l'offre A, au tarif horaire plus bas, ajoute une durée minimale de quatre heures et des frais de trajet, et sa barre de coût total est plus longue que celle de l'offre B, au tarif un peu plus élevé mais tout compris.
Deux offres, un même besoin : c'est le total qui compte. Exemple illustratif, sans montant.

Les pièges à éviter

  • Le prix trop bas. Il ne couvre souvent pas le salaire minimum et les charges. C'est un signal d'alerte sur le respect de la CCT ou des autorisations.
  • Les majorations oubliées. Une offre qui n'en parle pas peut réserver une surprise à la facture d'une soirée qui se termine après 23 h.
  • L'entreprise non autorisée. Demandez son autorisation cantonale.
  • Le devis oral. Exigez une offre écrite, datée, avec le détail des postes.
  • Une seule offre. Sans point de comparaison, impossible de savoir si le prix est juste.

Recevoir plusieurs offres sans y passer des heures

C'est précisément le rôle de ShieldOne Services. Vous décrivez votre besoin une seule fois. Nous relisons la demande, puis nous la transmettons à des entreprises de sécurité que nous avons validées. Vous comparez ensuite les offres reçues, chacune avec son prix, avant de choisir.

  • C'est gratuit et sans engagement pour vous.
  • Vous restez anonyme jusqu'à ce que vous choisissiez une offre : vos coordonnées ne sont pas transmises aux entreprises avant.
  • Nous ne prélevons aucune commission aux entreprises : le prix affiché est celui de l'entreprise.
  • Vous organisez un événement ? Consultez aussi notre page dédiée à l'agent de sécurité pour événement.

Comparez plusieurs offres, sans y passer des heures.

Décrivez votre besoin une seule fois : nous relisons votre demande, puis des entreprises de sécurité validées par notre équipe vous répondent, chacune avec son prix.

  • Gratuit et sans engagement
  • Anonyme jusqu'à votre choix
  • Aucune commission prélevée aux entreprises

En cas de danger immédiat, appelez la police au 117 : ShieldOne ne traite pas les urgences.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum d'un agent de sécurité en Suisse romande en 2026 ?

Il dépend du canton et de la catégorie d'engagement. À titre d'exemple, un agent engagé à l'heure en Valais touche au minimum 24.15 CHF brut la première année, et le salaire minimum genevois est de 24.59 CHF de l'heure. Le prix facturé au client est plus élevé, car il couvre aussi les charges et les frais de l'entreprise.

Pourquoi une heure de nuit coûte-t-elle plus cher ?

La CCT de la branche accorde une majoration de temps de 10 % pour le travail de nuit (23 h à 6 h), du dimanche et des jours fériés. Ces créneaux sont aussi plus difficiles à couvrir.

Comment vérifier qu'une entreprise de sécurité est autorisée ?

Demandez-lui son autorisation d'exploiter délivrée par le canton, en application du concordat CES, et son numéro IDE. Sur ShieldOne Services, chaque entreprise est validée par notre équipe avant d'accéder aux demandes.

Est-ce que ShieldOne Services me coûte quelque chose ?

Non. Déposer une demande et comparer les offres est gratuit et sans engagement. Vous ne payez que la prestation de l'entreprise que vous choisissez, au prix indiqué dans son offre.

Sources (5)
  1. SECO, CCT étendue de la branche des services de sécurité privés (validité de la DFO jusqu'au 31.12.2026) : seco.admin.ch
  2. Syna, texte de la CCT pour la branche des services de sécurité privés (catégories, majoration de 10 %, seuil de 10 employés de la DFO 2020) : syna.ch (PDF)
  3. Unia Valais, « Travailler en Valais 2026 – branche de la sécurité » : valais.unia.ch (PDF)
  4. État de Genève, « Le salaire minimum genevois 2026 s'établira à 24.59 fr. de l'heure » : ge.ch
  5. Concordat sur les entreprises de sécurité (CES), RSG I 2 14 : silgeneve.ch

Article d'information générale, à jour au 04.11.2026 ; il ne remplace pas un conseil juridique. ShieldOne n'est pas une société de sécurité : nous transmettons votre demande à des entreprises validées par notre équipe.