Préparer la paie des agents de sécurité : la chaîne complète
Dans la sécurité privée, la paie n'est pas compliquée : elle est volumineuse. Des dizaines d'agents, des centaines de vacations, des horaires de nuit, des dimanches, des jours fériés qui changent d'un canton à l'autre. L'erreur ne vient presque jamais du calcul : elle vient de la recopie.
Le cadre
Ce que le produit fait, et ce qu'il ne fait pas.
Disons-le d'emblée pour éviter tout malentendu : ShieldOne prépare un brut. Il ne pratique aucune retenue, ne calcule aucun net, et n'édite aucun décompte de salaire. Ce choix est délibéré et il ne changera pas : les retenues sociales et fiscales relèvent du mandat de votre fiduciaire ou de votre logiciel de salaires, qui connaît vos taux, vos caisses et votre canton d'imposition.
Ce que la plateforme produit est l'amont : des heures validées, ventilées par nature, prêtes à être reprises. C'est précisément la partie qui coûte du temps et qui produit les erreurs, parce qu'elle vient du terrain et qu'elle est recopiée deux ou trois fois.
L'export destiné à la paie porte la mention de l'article 323b CO, qui régit le paiement du salaire et la remise du décompte : le document dit ce qu'il est, un état d'heures, jamais un décompte.
Vous préférez voir plutôt que lire ? Nous vous montrons ShieldOne sur vos propres cas, en 30 minutes.
La chaîne
Du pointage à l'heure validée.
L'agent pointe sa prise et sa fin de service sur son téléphone, hors ligne compris. Chaque pointage porte deux horodatages : celui du geste et celui de la réception par le serveur. Quand ils divergent — parce que le réseau ne passait pas —, l'écart est signalé au responsable, qui décide.
Vient ensuite la validation. C'est l'étape qui fait toute la différence entre un relevé et une donnée de paie : un responsable regarde, corrige si nécessaire, et valide. Une heure validée est une heure engagée ; elle n'est plus modifiable au fil de l'eau.
Des réglages de pointeuse — tolérance à la prise de service, traitement des pauses, gestion des oublis — encadrent cette étape. Ils sont volontairement séparés des réglages de paie : celui qui compte les heures ne règle pas ce qui pointe, et inversement. Cette séparation évite qu'un ajustement de tolérance devienne un ajustement de coût salarial.
La chaîne
La ventilation : nuit, dimanche, fériés, heures supplémentaires.
Une vacation de 22h à 6h n'est pas huit heures ordinaires : c'est un mélange d'heures ordinaires et d'heures de nuit, avec une frontière définie par vos réglages. Un dimanche travaillé, un jour férié cantonal, un dépassement d'horaire hebdomadaire relèvent chacun d'un traitement propre.
La ventilation se calcule sur les heures validées, selon les taux, la fenêtre de nuit et le calendrier de jours fériés que votre société a réglés. ShieldOne ne décide pas de vos taux : il applique les vôtres, et il les applique de la même façon chaque mois.
Un détail technique a un effet direct sur les montants : l'heure de référence est celle de Genève, jamais celle de l'appareil qui consulte. Un ordinateur mal réglé, un navigateur sur un autre fuseau, et la même vacation produirait d'autres minutes de nuit — donc un autre montant, sans que rien ne le signale. C'est le genre d'écart qu'aucun calcul serveur ne rattrape ensuite.
Les pièges
Le mode « cumul » des majorations, et ce qu'il fait exactement.
Un point mérite une explication précise, parce qu'il surprend. Lorsque le mode cumul est activé, il n'additionne pas la majoration du dimanche et celle d'un jour férié : il ajoute la nuit. Autrement dit, une vacation de nuit un dimanche férié ne cumule pas trois majorations.
Ce comportement doit être connu avant de vendre une prestation, parce qu'il se voit : le 1er août 2027 tombe un dimanche dans les vingt-six cantons. Ce jour-là, toutes les agences suisses regarderont la même case en même temps.
Notre position est de le dire plutôt que de le découvrir avec vous : le libellé du réglage décrit ce qu'il fait, et la question du traitement à retenir relève de votre convention et de votre conseil, pas d'une décision d'éditeur.
Le cadre légal
Ce que la loi impose de conserver.
L'article 73 de l'ordonnance 1 relative à la loi sur le travail impose de tenir à disposition les documents relatifs au temps de travail pendant cinq ans. C'est un plancher, pas une recommandation.
ShieldOne l'applique de deux manières. D'abord, les pointages et les factures sont hors du champ des purges automatiques : aucune capacité de destruction n'a été créée sur ces familles. Ensuite, un réglage de rétention sous un plancher légal est refusé : le système ne corrige pas la valeur en silence, il oppose un refus qui nomme le texte applicable.
Cette rigueur a un prix : un responsable qui voudrait faire de la place ne le peut pas sur ces familles. C'est assumé — un gestionnaire qui ne peut pas purger ne viole rien, alors qu'un gestionnaire qui purge trop tôt expose l'entreprise.
La transmission
Envoyer à la fiduciaire sans repasser par le tableur.
La dernière étape est celle où les agences perdent le bénéfice de tout le reste : on exporte, on recopie dans un tableur, on met en forme, on envoie. Chaque manipulation est une occasion de se tromper, et l'erreur se découvre après que le salaire est parti.
Le principe à tenir : ce qui sort de la plateforme doit entrer tel quel chez votre partenaire de paie. Convenez du format une fois, au démarrage, avec la personne qui traite réellement vos salaires — pas avec l'idée que vous vous en faites. Un quart d'heure de discussion en janvier économise douze demi-journées dans l'année.
Un dernier réflexe utile : gardez la trace de ce que vous avez envoyé. Un différend sur une heure se règle en comparant l'état d'heures transmis et le décompte reçu ; s'il n'existe qu'une version, il n'y a rien à comparer.
Les heures validées alimentent aussi la facturation client : la même donnée sert deux fois, sans ressaisie. Le parcours complet — planning, pointage, validation, paie, facture — est présenté sur la page d'accueil de ShieldOne.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande sur la préparation de la paie.
ShieldOne édite-t-il les décomptes de salaire ?
Non, et c'est un choix définitif. La plateforme prépare un brut ventilé et l'exporte ; les retenues, le net et le décompte relèvent de votre fiduciaire ou de votre logiciel de salaires. L'export porte la mention de l'article 323b CO pour lever toute ambiguïté sur sa nature.
Peut-on régler nos propres taux de majoration ?
Oui. Les taux, la fenêtre de nuit et le calendrier des jours fériés sont des réglages de votre société. ShieldOne applique les vôtres ; il n'impose aucune valeur et ne la modifie pas d'une version à l'autre.
Qui peut voir les montants ?
L'accès aux données de rémunération est porté par un attribut distinct du rôle de manager : un responsable de planning n'y accède pas d'office. Un responsable disposant de l'attribut ressources humaines peut, sur octroi explicite du propriétaire, lire les pointages sans pour autant fabriquer les heures.
Que se passe-t-il si un agent conteste ses heures ?
Chaque pointage porte l'heure du geste, l'heure de réception par le serveur et l'identité de la personne qui a validé. La discussion se tient sur des éléments datés plutôt que sur des souvenirs — ce qui, dans la majorité des cas, la raccourcit considérablement.
Démonstration
Voyez ShieldOne sur vos cas réels, en 30 minutes.
Nous vous montrons la plateforme sur des situations de votre quotidien : un trou de couverture à combler, une ronde à contrôler, une fin de mois à facturer. Choisissez l'un des créneaux proposés dans le formulaire, ou indiquez vos disponibilités : nous vous rappelons pour le confirmer.
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